Nathalie Pirotte s'amuse à dynamiter la représentation figée, morte et glacée des corps dans le monde médiatique, et leur plaque directement sur le visage, comme un collage instinctif d'enfant,   des gueules d'animaux, leur ré-insufflant ainsi la vie et la part animale qui leur a été confisquée.

Laurent Bouckenooghe, Lille, 2018

Au départ : des images commerciales et populaires puisées dans les media : bustes têtes humaines ou animales, corps vêtus de fourrures, de voiles ou de dentelles, sont choisies et traitées en informatique par associations, cadrages, contrastes et colorisations. ces nouvelles images de corps sexués, rarement nus, deviennent alors le support d’une peinture narrative, nimbée d’onirisme doucement érotique. La matière picturale est volontairement très fine, quasi aquarellée. Les carnations irréelles dans des gammes de couleurs claires et aériennes, un peu froides, peuvent être zébrées de gestes bruts de pâte colorée plus épaisse. Certaines parties à peines ébauchées sont ponctuées d’éléments plus détaillés, bijoux et accessoires. On devine le plaisir du geste pictural, du modelé. de la matière, du goût pour les glacis et les empâtements vivants.

Au centre de larges plages colorées, ces « pin up » semblent prêtent à nous entraîner dans les jeux pas très sages du chat et de la souris

 

texte Willy Dory /Nathalie Pirotte, 2015

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